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••• La forêt

Mimizan, au cœur de la forêt des Landes de Gascogne

Des décennies d'expérience en matière de tourisme permettent au territoire de décliner une palette d'activités artistiques, culturelles et sportives. Mais sait-on que la forêt est à l'origine de l'une des régions économiques les plus industrialisées de toute la côte aquitaine ?

Bien que l'essence de peuplement du pin maritime y soit omniprésente, le panel des milieux naturels rencontré sur le territoire de la Communauté de Communes de Mimizan est relativement riche : cordon dunaire littoral, forêt de protection, forêt de production, lande sèche, lande humide, forêt galerie…
Cette région est le fruit de la volonté des hommes. Tout commence en 1801 lorsque Brémontier décide de planter la forêt pour fixer les dunes littorales poussées par le vent et l'océan. Puis, au Second Empire, lorsque Napoléon III, sous l'impulsion de Chambrelent, décide d'assainir le sol landais qui n'était, à l'origine, qu'un vaste marécage insalubre. Depuis, des générations se sont passé le relais et aujourd'hui, c'est toute une région industrielle et touristique issue des richesses de la forêt qui poursuit son essor en ayant su préserver et mettre en valeur ses paysages. Gardons à l'esprit que c'est bien l'industrie et ses débouchés multiples qui ont façonné le paysage et l'aménagement du territoire des Landes tel qu'il nous apparaît aujourd'hui.
La forêt des Landes de Gascogne est ainsi devenue le plus grand massif forestier résineux d'Europe d'un seul tenant avec 1 million ha et un des plus beaux exemples de forêt cultivée. De nos jours, les Landes sont en tête des départements forestiers français avec 14% de la production nationale et la forêt landaise couvre 600 000 ha presque exclusivement en pin maritime.

Pour en savoir plus sur la forêt des Landes de Gascogne et le pin maritime, cliquez ici : Tout sur le pin

Une tradition industrielle

Le secteur de la Communauté de Communes de Mimizan constitue un pôle majeur pour le bois. En effet, le territoire s'est forgé un savoir-faire particulier en matière industrielle. Le début de l'industrialisation remonte aux années 20 lorsque les propriétaires forestiers décidèrent de fonder les Papeteries de Gascogne (1925). L'exploitation de " l'arbre d'or " deviendra une industrie puissante et diversifiée.
Aujourd'hui, la Communauté de Communes de Mimizan concentre toute une panoplie d'activités axées sur la filière forêt, bois et dérivés depuis la préparation des sols et la sélection des essences de pin maritime jusqu'aux modes de transformation ultimes les plus variés. Citons le groupe Gascogne avec les Papeteries de Gascogne et Gascogne Emballage, mais aussi d'autres industriels précurseurs dans leur domaine d'activité comme FP Bois avec Verniland, marque de vernis de grande qualité. La Compagnie des Landes, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations pour le volet gestion forestière, certaines structures institutionnelles telles que l'ONF et l'INRA se doivent d'être citées.
Le secteur géographique est donc homogène tant sur le plan du paysage que sur celui de l'activité sylvicole ainsi que sur le tissu industriel découlant de l'exploitation du bois. Il y a ici une " culture sylvicole et industrielle " ancienne et tout à fait singulière au niveau national.
Cette évidence s'imposant géographiquement, économiquement et culturellement au territoire, la Communauté de Communes de Mimizan s'est donné pour mission de diffuser la culture scientifique et technique de la forêt cultivée et du pin maritime, de mettre en place des actions de formation avec les nouvelles technologies et de promouvoir le pin des Landes grâce à internet.

Pour en savoir plus : www.mediaforest.net, le site portail du pin des Landes, créé et animé par la Communauté de Communes de Mimizan.

Verger à graines

C'est une plantation de pins maritimes à densité définitive : 83 ha pour 27 300 plants.
Ces pins ont été sélectionnés génétiquement afin de fournir des graines améliorées d'où le nom de cette plantation : le verger à graines.
La graine issue de ces vergers servira à ensemencer de nouveaux peuplements de pins maritimes de meilleure qualité et de croissance supérieure.

••• La Maillouèyre

Historique du site

Dès le début du XVIII°s, la politique de fixation des dunes landaises est passée par deux types d'actions complémentaires, la régulation des "courants landais" (ruisseaux vagabonds et destructeurs de la dune littorale) et la fixation des dunes proprement dite.
L'ensemble des travaux, entrait dans le cadre de la régulation de l'hydrologie landaise ; l'objectif final étant l'assainissement des terres et la création du plus vaste massif forestier européen.
En 1812, le courant de Mimizan débouchait sur l'Océan à la Mailloueyre soit à 3,5 km plus au sud que son embouchure actuelle. En 1828, la pression des eaux douces de l'Etang d'Aureilhan exceptionnellement forte après un automne et un hiver pluvieux, emporta le barrage de sable fin et le courant, libéré, entraîna sur son passage toute la dune littorale entre son embouchure actuelle et la Mailloueyre.
Les travaux de redressement entrepris en 1838, soit 10 ans après le désastre, furent impuissants à contenir une seconde poussée du courant. Seule la digue actuelle, construite en 1880, réussit à maintenir le lit du courant et à sauvegarder la dune littorale après qu'elle eût été reconstituée et fixée. Les deux étangs de la Maillouèyre sont le vestige de l'ancien lit du courant et ne sont plus alimentés maintenant que par des nappes souterraines.

Création de la réserve naturelle

L'Office National des Forêts, gestionnaire de la forêt domaniale de Mimizan, a voulu préserver ce site en créant une réserve naturelle de chasse depuis 1979 sur une surface de 162 ha. La création de cette réserve avait pour but d'interdire tout acte de chasse en tout temps (sauf tirs d'élimination et reprises de certaines espèces de grand gibier surabondantes) afin de permettre la quiétude du gibier sédentaire et du gibier de passage (oiseaux migrateurs notamment). Les étangs sont curés régulièrement en bordure pour limiter l'envahissement par la végétation qui provoquerait leur disparition.
Diverses mesures ont également été prises pour garantir la tranquillité du site :
- les chemins en terrain naturel sont fermés à la circulation automobile
- les chiens doivent être tenus en laisse
- les plantes doivent être respectées.

Le petit étang

Superficie : 1 ha
Profondeur : de 1,10 m jusqu'à 1,70 m
Son niveau varie fortement selon l'évolution des nappes souterraines qui, seules l'alimentent aujourd'hui. Environ 300 espèces peuplent la Maillouèyre : invertébrés, poissons, reptiles, batraciens, oiseaux.

Le grand étang

Superficie : 2 ha
Profondeur : de 0,80 m à 1,70 m
Son eau très brune, contraste avec le nénuphars blancs qui le colonisent abondamment. La faune est identique à celle du petit étang avec néanmoins, une forte fréquentation de hérons sur la partie marécageuse du Nord.

••• Les forges à Pontenx

Elles sont présentes dès le XV°s. C'est en 1762 que le comte de Rolly, seigneur des terres de Pontenx, établit en son fief une forge à fer. Pontenx devient alors un centre industriel important et possède aussi en 1770 une porcelainerie renommée. L'activité des forges est à son apogée en 1811.
Le Marquis de Gombault, l'un des derniers descendants de l'aristocratie sidérurgique landaise, renouvelle les installations. En 1830, l'étang est aménagé, l'ouvrage maçonné. La forge est alors propriété de la Compagnie des Landes. Le minerai utilisé initialement est la "garluche", alios riche en fer du secteur de Mimizan et de Pissos. Le minerai pyrénéen prendra plus tard le relais grâce aux voies ferrées. Les forges s'arrêtent définitivement en 1918.

••• Les mottes féodales

Le début du Moyen Age voit se développer sur le sol français de nombreux donjons, tours fortes et plus tard forteresses bâtis sur des mottes édifiées par l'homme.
Ce sont très certainement les vestiges d'un système de défense organisé autour du lac et près de l'embouchure des rivières d'Escource et de Pontenx Les Forges. Ces ouvrages sont construits en argile compacte sur 15 à 30 mètres de diamètre à la base et 4 à 6 mètres de hauteur et sont entourés d'un fossé circulaire.
Leur sommet portait autrefois une tour en bois, demeure du seigneur et de sa famille et sorte de forteresse primitive entourée d'une palissade de protection. A l'intérieur de l'enceinte les demeures des gens du seigneur formaient une "petite agglomération", système qui a souvent donné naissance à un village bâti autour de la motte.

Dans notre région, autour des rives du Lac d'Aureilhan, nous pouvons voir quelques unes de ces mottes :
- les mottes de Castelnau et Lanty à Aureilhan,
- les Tucs de Sarrasin (en photo ci-contre) et de Monjat à Pontenx-Les-Forges,
- le Tuc de Houns à Saint-Paul-en-Born.

En savoir plus : http://musee.mimizan.com


 

 
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